La popularité de la chanson dépasse d'ailleurs même le cercle des défenseurs des langues d'oc. Le chant est par exemple repris en choeur par les supporters du TFC, un club de football toulousain, et fut chanté par François Bayrou lors du meeting où il annonça sa candidature à l'élection présidentielle de 2007. Se Canto est à présent dans l'imaginaire collectif un symbole de l'attachement aux terres d'oc.
Mais si j'ai voulu me consacrer à cette chanson dans ce post, ce n'est pas uniquement pour la dimension symbolique qu'a prise cette chanson. C'est avant tout pour la beauté de ce chant d'amour, que j'imagine sans peine chanté par les trombadours qui firent rayonner par leur poésie la langue d'oc dans toute l'Europe médiévale. C'est sans doute pour cela que d'aucuns attribuent, sans certitude, cette chanson à Gaston Phoebus, un grand seigneur du Midi au Moyen Age.
J'aime en effet beaucoup cette chanson d'amour, où l'auteur évoque avec douceur et mélancolie la nature environnante, qu'il imagine charmée par la beauté de son aimée, qui n'est plus à ses côtés. L'air paisible et lent et la beauté des sonorités chantantes et mélodieuses des langues d'oc contribuent également au charme du Se Canto, qui berce comme le chant de l'oiseau, qui donne son titre à la chanson ( Se Canto, "s'il chante", fait référence au chant d'un oiseau ).
J'ai découvert ce titre avec cette version, dont j'apprécie la voix douce de l'interprète qui met joliment en valeur la chanson. En outre, la vidéo livre un témoignage intéressant sur l'aspect "engagé" que peut revêtir cette chanson. Enfin, cette version a l'avantage de comporter les paroles de la chanson, et sa traduction en anglais et français.
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